Manon Delestre

  • Lift Me UpMoby (2005)
  • Be-Bop-A-LulaGene Vincent (1956)
  • Touch MeThe Doors (1969)
  • My Name Is StainShaka Ponk (2011)
  • Psyche Or Like ScopeFamily Of The Year (2010)

Sabrina Becker

  • Hold Your Head Up HighNomy (2009)
  • Video Games - Lana Del Rey (2011)
  • Welcome Home - Radical Face (2007)
  • Rue Des SouvenirsLes Cowboys Fringants (2008)
  • Dust In The WindThe Eagles (cover)

Manal Aboutayeb

  • Piazza, New York CatcherBelle & Sebastian (2003)
  • I’ll Be Your MirrorThe Velvet Underground (1967)
  • Cry BabyJanis Joplin (1970)
  • Drink To Moving OnGrand National (2004)
  • How It Ends – DeVotchKa (2004)

Diego Seval

  • EveryoneVan Morrison (1970)
  • Pretty BadThurston Moore (1994)
  • Volcano GirlsVeruca Salt (1997)
  • Magic ManHeart (1976)
  • Fireworks – Animal Collective (2007)

Anthony Amar

  • GrowJah Gaïa (2011)
  • Kill KillWAT (2011)
  • Trop FacileLa Canaille (2011)
  • WitchcraftPendulum (2010)
  • Parler Le FracasLe Peuple de l’Herbe (2012)

Sabrina Cirillo

  • Over and Over AgainClap Your Hands Say Yeah (2005)
  • Nothing ElseArchive (1996)
  • La CriseDa Silva (2011)
  • Le Jour Le Plus Froid du MondeDionysos (2007)
  • Time to DanceThe Shoes (2011)

Hélène Delabuis

  • Billie HolidayWarpaint (2009)
  • I Thought I Was An AlienSoKo (2012)
  • Sweetheart I Ain’t Your ChristJosh T. Pearson (2011)
  • VomitGirls (2011)
  • The BeastLaura Marling (2011)

Vanessa Mans

  • I’m Not Gonna CrySharon Jones & The Dap-Kings (2011)
  • So AmericanPortugal. The Man (2011)
  • Without YouEl Presidente (2005)
  • ReignIan Brown (2006)
  • Play The HitsHal (2004)

Mickael Chailloux

  • Leavin’ StephenvilleKyle Park (2011)
  • GraveyardFeist (2011)
  • Let’s RollYelawolf (2011)
  • I Don’t Want This Night To EndLuke Bryan (2011)
  • Drink In My HandEric Church (2011)

Greg Pinaud-Plazanet

  • Cut Your HairPavement (1994)
  • CirculationThurston Moore (2011)
  • Every Night My Teeth Are Falling OutThe Antlers (2011)
  • DrivetimeEcho & The Bunnymen (2009)
  • Tune GriefStephen Malkmus & The Jicks (2011)

Antoine Lacot

  • FlyLudovico Einaudi (2007)
  • No RainBlind Melon (1992)
  • Stay With Me TomorrowPatrick Park (2007)
  • A Real HeroCollege feat. Electric Youth (2011)
  • Hope There’s Someone - Antony & The Johnsons (2005)

Antony Hegarty (Antony & The Johnsons)

By Antoine Lacot

Le musée des Horrors…

Publié : le 18 janvier 2012 par Antoine Lacot dans The Horrors
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En 2007, « Strange House », le premier album de The Horrors fait naître un groupe sombre des caves de Southend-on-Sea.  Le son garage est agrémenté de tenues grotesquement rock, du grand guignol façon Cramps. Le produit n’est pas fini mais titille les chroniques live. Le groupe fait couler son mascara sur scène, et se déguise sous ses mélodies mordantes pour mieux se découvrir plus tard.

C’est alors qu’en 2009, « Primary colors », le second album tant pleurniché par les tendanceurs rocks s’affirme plus accrocheur ! On remarque le charisme et la simplicité du chanteur et on aime qu’ils se soient défaits de leurs tenues noires et étranges. Le rock garage s’évanouit au profit d’un son post-punk décadent.

The Horrors

On veut souffrir avec eux et on piétine d’impatience pour le troisième album qui se révèle être déroutant de plaisir. Débarrassé de tous artifices rock, le groupe s’évade et nous entraîne sans transition avec « Skying »  en 2011 vers des cieux psychédéliques, des tonalités planantes, et une musique profonde.

Outre la merveilleuse palette sonore offerte par The Horrors dans les trois albums, on admire leurs prestations scéniques. En 2011, c’était le concert à ne pas manquer.

Excellent virage que ce Skying aérien : ils passent sans sourciller du rock garage à de la pop obscure quoiqu’aérée voire éthérée. C’est sans nostalgie qu’on appréhende la prestation scénique du groupe. L’énergie dégagée tantôt dans leurs concerts limite punk rock gothique transcende les genres. Passionnant de voir un groupe se remettre en question et foncer tête baissée dans une musique plus atmosphérique, une pop dramatique. Quel étrange et paradoxal bonheur d’entendre le  chant sombre et atonal de Faris Badwan !

L’album « Skying » inspiré  s’appuie volontiers sur quelques distorsions heureuses, et les Shoegazers ont élu leur chanteur musicien à part entière. Pas d’instrument dans les mains, mais une présence simple, une voix mixée à la hauteur des riffs. Ce mixage anglais qui tue immédiatement cet horrible son de la variété mainstream à la française quand elle montre ses pires oripeaux.

Vous voilà prévenus. Il ne faut pas manquer The Horrors. En janvier 2012, il peut y avoir séance de rattrapage.

By Vanessa Mans

Feist sort un nouvel album métallique

Publié : le 15 janvier 2012 par Mickael Chailloux dans "Quand La Musique Est Bonne" par Mike, Feist
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Il y a quatre ans, une chanteuse canadienne que l’on qualifie de pop s’installe sur les ondes françaises principalement avec son tube 1234. Elle s’appelle Leslie Feist, mais on la connait principalement par son nom, Feist. Quatre ans après le succès de The Reminder, elle nous revient avec son quatrième album studio, Metals, sa nouvelle production artistique.

Pochette du quatrième album studio, Metals, de Feist

Dès la pochette de l’album, Feist nous indique de quelle manière sera le son de cet album. Il sera métallique, grisonnant mais pas noir. Cela ne peut que se confirmer à l’écoute du disque.

L’ambiance de l’album est électrifiée plus qu’électrique, éclectique plus que similaire. Elle semble feutrée, mélancolique. La voix de Leslie Feist est remarquable, moins enjouée peut être, magnifiée par les orchestrations folk-pop. En effet, les mélodies sont très bien travaillées, presque naturelle, sans fioritures.

Comme dans chaque album, certains titres sont plus intéressants que d’autres. Le premier single, How Come You Never Go There, bien sur. Mais des titres comme Confort Me, ou Caught In A Long Wind sont remarquablement bien ficelés.

On trouve cependant deux masterpieces : tout d’abord, Graveyard. Cette chanson est probablement la meilleure chanson de l’album : elle alterne folk alternative et grandes orchestrations dynamiques. On trouve la même chose, en plus « rock » dans la chanson Undiscovered First, et dans A Commotion. Ces deux chansons en révèlent plus sur l’album que de nombreux autres discours.

Leslie Feist

Vous l’aurez compris, si vous souhaitez une ambiance mélancolique mais pas suicidaire, planante mais pas hallucinante, folk mais pas rock, pop mais pas mielleuse, alors, il faut vous procurer le dernier album de Feist, Metals.

Si vous voulez la voir sur scène, elle sera en France le 21 Mars 2012 au Zenith de Paris, le 22 Mars 2012 au Transbordeur de Villeurbanne, le 23 Mars au Théâtre Sébastopol de Lille.

Tracklist de l’album Metals de Feist :

1. The Bad in Each Other
2. Graveyard
3. Caught a Long Wind
4. How Come You Never Go There
5.  A Commotion
6. The Circle Married the Line
7. Bittersweet Melodies
8. Anti-Pioneer
9. Undiscovered First
10. Cicadas and Gulls
11. Comfort Me
12. Get It Wrong, Get It Right

Plus d’informations sur listentofeist.com.

By Mickael Chailloux

David Lynch, encore un film ? Presque…

Publié : le 11 janvier 2012 par stampiido dans David Lynch
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Oui car Lynch ne fait pas que des films, ces espèces de road movies psychologiques et même parfois spirituels toujours centrés sur la condition humaine, il fait aussi de la musique. Il avait déjà participé de façon épisodique à la composition de la BO de sa série Twin Peaks ou de son film Eraserhead ainsi que participé à des projets tiers. Accessoirement David Lynch peint, sculpte, et est aussi plasticiste. C’est un touche à tout, souvent génial parce que sans doute fou.

"Crazy Clown Time", David Lynch, 2011

Crazy Clown Time est un ovni de rock expérimental. De toute façon, Lynch adore expérimenter, cela s’est toujours senti. Son album, sorti en novembre 2011 ne déroge pas à la règle et cet artiste réussit le pari de nous entrainer avec lui, ce qui, pour quelqu’un qui est réputé comme ayant un univers assez hermétique, est assez paradoxal.

Son univers, on y adhère ou pas. Si ce disque n’a rien de formidable, j’avoue qu’il m’a bercé de façon onirique, entre rêve et réalité, un entre deux eaux, jamais noyé mais pas franchement à l’air libre.

On retrouve dans ce disque beaucoup de choses reconnaissables, les accords de guitares un peu surf (Rickenbacker ? Fender Jaguar ?), pleins de reverb et de slides, c’est quelque chose que l’on croise souvent dans ses films (Ok, plus dans Sailor & Lula ou Blue Velvet que dans Dune et Inland Empire mais bon…). On y trouve aussi beaucoup de rythmes lents à la façon de la BO de Twin Peaks : rappelez-vous la fameuse scène où Audrey Horne (Sherilyn Fenn) danse langoureusement, seule. C’était alors une musique d’Angelo Badalamenti. Mais quand on sait que David Lynch a souvent collaboré avec lui sur des projets, on ne s’étonnera donc pas.

Souvent envouté par les beats très lents mais bien marqués, on a tendance à ne pas faire attention à la voix hormis sur le premier morceau Pinky’s Dream où c’est la chanteuse du groupe New Yorkais Yeah Yeah Yeahs , Karen O qui s’y colle, fort belle voix d’ailleurs, la changeant de ses habituels hystéries. Pourtant Lynch a une voix parfaite pour son disque. Une voix de laquelle on peut faire totale abstraction pour ne se faire balloter que par la musique et pourtant cette voix maintient cet album au sein d’une unité, d’un ensemble cohérent.

M. David Lynch

Si l’on aime l’introspection monomaniac de Lynch, entendre par là qu’il a beau avoir fait une dizaine de long métrages, il a toujours tourné autour du même thème, alors on aimera cet atmosphère étrange, cette brume qui refuse de se lever. C’est un disque avec lequel je pourrais m’endormir tous les soirs.

Attention, je ne dis pas du bien de “Crazy Clown Time” juste parce que c’est un réalisateur que j’aime d’ailleurs je n’ai pas toujours adhéré à ses films, certains m’ont moins parlé que d’autres. Je dis juste que moi j’ai apprécié son écoute et qu’il a des qualités indéniables même si loin d’être parfait. Mais en fait, parfait de quoi ? à quoi s’attendait-on ? Personnellement à rien puisque je ne savais même pas qu’il allait sortir un LP en 2011. Je l’ai découvert après sa sortie, un peu par hasard. Et puis à quoi peut-on s’attendre d’un type comme lui ?

Vraisemblablement à beaucoup puisque l’album de David Lynch a souvent été durement critiqué dans la presse, c’est même suite à la lecture mi-novembre d’une très mauvaise critique que j’ai lancé mes oreilles dessus.

Alors, victime de sa notoriété ? Certainement. Victime de son hermétisme ? Aussi un peu. Victime de cette vague qui consiste à détester tout ce que certains autres, faussement taxés d’élite untel ou autre, aiment ? Oui, Lynch, c’est un fait, n’a jamais été accessible à tous et l’aimer vous met souvent une étiquette sur le poil car il parle à certains, à d’autres non, mais en définitive il en est de même avec tout.

Et bien tant pis, même si je n’aime pas mettre les choses dans des cases, je suis prêt-à-porter l’étiquette qu’on m’aura choisi. Pourquoi avoir honte d’aimer un album que beaucoup d’autres détestent ? J’assume car je le prends comme il est : une possible BO d’un film sans images. En l’écoutant j’ai l’impression d’avancer au ralenti, comme dans un rêve, dans une boite rock à la lumière clair-obscur et de croiser des tas de gens ressemblant à autant de créatures distinctes et pourtant se mêlant dans un maelstrom psychédélique.

Oui je sais ; ça vous en dit long sur mon état mental…

By Greg

Courtney Love : Sex, Drugs and Rock ‘n’ Roll

Publié : le 8 janvier 2012 par Antoine Lacot dans Courtney Love, Hole
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Courtney Love est une icône des années 90. Enfant de parents hippies issus du monde de la musique, elle nait à San Francisco en 1964 de son vrai nom Harrison. Tout juste âgée de 5 ans, elle apparait au dos de la pochette du troisième album de The Grateful Dead, Aoxomoxoa en 1969. Suite au divorce de ses parents en 1970 elle suit sa mère a Portland puis en Nouvelle Zélande. Sa mère la renvoie aux Etats-Unis seule à 14 ans. A cette époque, elle se fait arrêter pour vol à l’étalage et est placée dans plusieurs familles d’accueil. Cette enfance avec peu d’affection et de figures parentales la marquera. Âgée de 16 ans, elle s’installe seule à Portland et devient danseuse dans des bars, traîne avec ses amis dans les bars gays de la ville, passe un temps aux platines d’une radio et écrit quelques articles sur la musique punk et indépendante.  Au début des années 80, elle se lance dans la musique et fonde en 1981 son premier groupe : Sugar Babylon avec ses deux meilleures amies mais cela ne dure pas et elle devient chanteuse très brièvement dans le groupe Faith No More.  Elle crée ensuite les groupes Sugar Baby Dolls, avec Jennifer Finch des L7 et Kat Bjelland des Babes In Toyland, et Pagan Babies encore avec Kat Bjelland. Elle fit même un tour à la basse chez Babes In Toyland mais fut virée du groupe. Durant cette fin des années 80, elle essaye de percer dans le cinéma, elle fait une apparition dans deux films d’Alex Cox : Sid and Nancy en 1986 et dans Straight To Hell en 1987. Suite à ces échecs, elle part en Alaska et redevient stripteaseuse.

Hole

En 1989, âgée de 24 ans, elle s’installe à Los Angeles et passe une annonce dans le magazine underground Flipside : « Je veux monter un groupe mes influences sont Big Black, Sonic Youth et Fleetwood Mac » à laquelle le guitariste Eric Erlandson répondit. Après des auditions pour la batterie et la basse, Love et Erlandson recrutent Jill Emery à la basse et Caroline Rue à la batterie. Elle décide de nommer le groupe Hole, en référence au trou qu’elle a en permanence en elle et à la Médée d’Euripide.  Ils commencent par faire des petits concerts (leur premier étant la première partie de L7 au club Raji’s) et créent les chansons, qui apparaîtront plus tard sur leurs albums, telles que Retard Girl, Berry ou encore Turpentine. Le groupe décide dès le début de mettre l’accent sur les paroles pour qu’elles soient fortes et expriment des problèmes de société dans une veine féministe. Jusqu’en 1991, c’est une période de concerts, d’écriture et petit à petit le groupe commence à se créer un réseau de fans et à faire partie de l’univers musical rock et indépendant du début des années 90.

C’est après ces deux ans de single que le groupe a envisagé la création d’un premier album en 1991. Sub Pop et Sympathy For The Record, deux grands noms des labels indépendants, leur proposent un contrat mais Love refuse et préfère signer chez Caroline Records (Bad Brains, Misfits…). Pour la production de l’album, elle envoie une lettre à Kim Gordon de Sonic Youth, avec une barrette Hello Kitty ainsi que des maquettes et singles et lui disant que le groupe adore les albums Sister et EVOL, pour lui demander de produire leur premier album. Kim Gordon accepte et commence alors le projet. L’album Pretty On The Inside sort donc en Aout 1991. C’est un album violent : Courtney Love va du murmure au crie guttural, les riffs de guitares sont violents et rapides, les mélodies complexes… L’album a de grandes influences Punk Rock. Les paroles sont très fortes notamment sur la chanson Teenage Whore, premier tube de l’album, qui parle de l’adolescence, de la recherche d’affection et de ses dérives, inspiré par la vie de Love. Garbage Man, premier clip vidéo du groupe, parle du conformisme et de l’image de soi ou encore Clouds sur l’abus de drogue. L’album a été très controversé en raison de sa violence musicale, c’est comme une grosse claque, un cri de douleur. A travers cet album, Courtney Love essaye de s’exorciser. Cela lui tient aussi à cœur de parler de la condition de la femme et de la féminité. Le groupe part alors en tournée dans tous les USA ainsi qu’en Europe pour promouvoir l’album. Les critiques le comparent au début du punk ainsi qu’à Horses de Patti Smith.

Courtney Love, Kurt Cobain et leur fille Frances Bean Cobain

Durant l’année 1991, Courtney Love va commencer à sortir avec Kurt Cobain rencontré deux ans plus tôt dans un night club de Portland. Durant l’année 1992, ils se marient à Honolulu et deviennent rapidement le couple le plus médiatisé de ce début des années 90 : tous les journaux à scandales parlent de leur idylle sous le signe de la drogue. En août 1992 nait Frances Bean Cobain mais la garde de l’enfant est difficile car les services sociaux ne veulent pas confier l’enfant à des junkies irresponsables. Des analyses de sang leur permettront finalement de récupérer leur fille. Les rumeurs vont bon train, les magazines people s’en donne à cœur joie : on l’accuse de sortir avec Kurt Cobain uniquement pour atteindre les sommets, la traitant de groupie allant jusqu’à dire qu’elle serait à l’origine de sa mort. Dans cette ambiance, Caroline Rue et Jill Emery quitte le groupe. Entre en scène la batteuse Patty Schemel et la bassiste Kristen Pfaff.

Après une tournée durant l’année 1993 en Europe, le groupe retourne en studio pour enregistrer leur deuxième album. Malgré cela Courtney Love est très affectée par la santé morale de son mari et ses abus de drogues. Après une overdose à Rome en mars 1994 elle le supplie de retourner en cure de désintoxication mais sans succès. Kurt Cobain met fin à ses jours le 5 avril 1994. L’album Live Through This, considéré comme le meilleur de Hole, sort quelques jours après la mort de Cobain, le 12 avril 1994. Le groupe annule donc sa tournée promotionnelle mais l’album se vend quand même très bien, les fans de Nirvana y reconnaissent en celui-ci le testament de Cobain par sa femme. Cet album est pour moi le plus fort du groupe. Les mélodies sont beaucoup plus élaborées que sur le premier, plus matures. L’album regorge de pépites telles que Miss World, deuxième chanson de l’album, qui aborde le thème de l’adolescence de façon assez pessimiste en parlant de l’image de soi avec les changements amenant aux abus de drogues ou au suicide. On y trouve aussi Asking For It, chanson abordant le viol de façon très féministe en racontant un épisode arrivé à Courtney Love durant une tournée en 1991 durant laquelle elle s’était jetée dans le public quand celui-ci a commencé à lui arracher sa robe ainsi que ses sous-vêtements, et a lui enfoncer des doigts de force en l’insultant. Les journaux qui avaient réussi à prendre une photo dirent qu’elle ne cherchait que ça avec sa façon d’être, comme le prouve les paroles : « She was asking for it » !

"Live Through This" (1994)

Sur cet opus, chaque chanson est unique et très bien écrite : Jennifer’s Body (cette chanson s’inspire d’un fait divers racontant le meurtre d’une jeune fille, agressée sexuellement), I Think That I Would Die (chanson racontant les inquiétudes de Courtney Love au sujet de sa fille devant l’élever seule suite au décès de Kurt Cobain : « I want my baby / Where is my baby ? » ou « There is no milk »), Rock Star ou encore Olympia (abordant un souvenir sur l’adolescence à Olympia, capitale de l’état de Washington, où tout le monde fait tout pareil, abordant le conformisme et l’adolescence des années 90).

Live Through This est un album poignant, le meilleur du groupe qui permet de découvrir la sensibilité des membres du groupe et plus particulièrement celle de Courtney Love qui se dévoila à travers chaque chanson en s’adressant souvent à Kurt Cobain. La malédiction de Hole continue avec la mort de Kristen Pfaff, retrouvée morte d’une overdose dans sa baignoire le 16 Juin 1994. Le groupe doit donc trouver une nouvelle bassiste et c’est la canadienne Melissa Auf Der Maur qui rejoint le groupe. Il y a ensuite une période de pause dans laquelle le groupe sort quelques morceaux et font des concerts pour sortir un troisième album intitulé Celebrity Skin, cet album est plus pop que les précédents avec quelques morceaux digne de Hole tels que le morceau éponyme ou bien Malibu.

Dès 1999, le groupe ne produit plus rien et se sépare en 2002 d’un commun accord entre Love et Erlandson. Courtney tente en 2009 de reformer Hole mais sans aucun des musiciens de l’époque. Le groupe est plutôt Courtney Love seule que Hole et l’album Nobody’s Daughter sorti en 2010 est plus une caricature de ce que pouvait fournir le groupe à son apogée. Hole fut donc un groupe majeur de la scène Indie des années 90 qui a su tiré profit de toutes les dures situations qu’a vécu le groupe ainsi que le génie du duo d’écriture parole/musique Love et Erlandson.

By Diego Seval

Oncle Georges écoutait les Sales Majestés

Publié : le 3 janvier 2012 par Antoine Lacot dans Sales Majestés
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Je m’en rappelle encore, à chaque fête familiale, mon oncle Georges me disait : « Quand tu seras plus grand mon cher enfant, tu écouteras les Sales Majestés. Et tu comprendras alors ce qu’est réellement notre société. » Ainsi, aujourd’hui, je décide de comprendre le monde dans lequel nous vivons et découvrir par la même occasion ce groupe mythique ancré dans l’histoire du punk français. Je vous propose ainsi un voyage dans le passé, dans ces années que j’aurais tant aimé connaître et vivre.

Année 92, dans le nord de la France. Arno Futur (chanteur), Mathias (batteur) Vlad (bassiste), Yann (guitariste) ainsi qu’Yves (guitariste) ont la merveilleuse idée de s’associer pour former le groupe Les Sales Majestés. Dans la coulée, le groupe sort un disque de cinq titres ; mais ce n’est que les premiers pas du groupe et l’impact n’est pas suffisant pour propulser le groupe. Année 95, le groupe fonde leur propre label Destroy Keupon Production et produise ainsi leur disque Bienvenue. L’album est parfaitement accueilli par le public et le groupe enchaîne concert sur concert. Le groupe marque ainsi sa place sur la scène française. Les accords de guitare sont simples, le son n’est pas saccagé comme l’est habituellement le son punk, ce qui focalise alors de l’importance à leurs chansons. Textes engagés, en lutte contre la société, les Sales Majestés dépeignent parfaitement la réalité en prônant leur idées. Des titres tels qu’ “En France” ou “Bienvenue” donnent un aperçu direct sur leurs opinions. Année 97 sort l’opus No Problemo. Le titre “Keupon Toujours” devient vite un hymne dans les salles de concert.

Un an plus tard, vient l’album Dernier Combat composé de 6 chansons dont 3 lives. Année 2000, les Sales Majestés reviennent avec Y’a pas d’amour. Le groupe dénonce sans pudeur les faits et gestes des politiciens, des patrons, des flics et nous parle aussi de la guerre, de la vie… En quelques accords, le groupe nous raconte en réalité une histoire, celle qui est la leur, celle de nos ancêtres et la nôtre aussi. L’année 2001 et 2002 se caractériseront par le album live Bordel Live et un best-of retraçant les années 1192 à 2000, réel petit bijou qui regroupe tous les hymnes résonnant encore dans nos tympans. Année 2008 sort Week-end Sauvage en format CD-DVD. J’aurais préféré écouter de nouvelles chansons plutôt qu’un second album live. Année 2010, les Sales Majestés reviennent en force avec Sois pauvre et tais-toi. La médiatisation de ce nouvel album fut plus que moindre, pourtant le groupe fait partie des seuls survivants des années punk, non ? Dix après Y a pas d’amour, on remarque tout de même que l’évolution de leurs chansons n’a pas vraiment évolué… Peut-être parce que la France est toujours dans la même situation ? Dans tous les cas, leur rage n’est pas perdue, ooh non !

Année 2011, c’est ainsi que nous (grand-parents, parents, ados, enfants) nous remémorons avec nostalgie les belles années punk qui ont tendance à trop être oubliées par la génération actuelle. A la seconde où j’écris ces quelques lignes, je me réjouis de savoir que le groupe est encore actif. La seule chose que je regrette alors est qu’oncle Georges ne soit plus là pour m’accompagner au prochain concert des Sales Majestés

« Aujourd’hui est pire qu’hier mais meilleur que demain. C’est un peu un cliché mais nous pensons sincèrement que c’est la réalité » Les Sales Majestés.

By Léa Delmas

Il fallait bien un jour rassembler toutes ces belles chansons et finir par en faire un best-of : Cette compilation « Meet the Eels » est le résultat de cette attente.

«  Meet the Eels », sorti en 2008, est un album qui porte bien son nom « à la rencontre de The Eels » puisqu’il regroupe toutes les meilleures chansons de Eels des albums précédents, de 1996 à 2006.

E © Autumn de Wilde

Sans plus tarder, allons dans le vif du sujet.

L’album reprend donc tout ce qui a pu faire le succès de Eels, prenant les morceaux qui ont le plus marqué le groupe, ayant même participé à sa notoriété au travers de certains morceaux tirés de BO comme « My Beloved Monster », «  I Need Some Sleep » ou encore « Cancer For The Cure », respectivement dans Shrek (2001), Shrek 2 (2004), et American Beauty (1999).

D’autres morceaux, tout aussi excellents que ceux cités auparavant mais moins connus du grand public comme «  Novocaine for the Soul », « Mr, E’s Beautiful Blues » ou encore « Last Stop This Town »… sont assez similaires dans le ton : des mélodies entraînantes, souvent douces, tristes, avec parfois des paroles de prime abord simplistes mais qui révèlent au fond un semblant de vécu de l’Artiste, pas toujours rose…

Quand on avance un peu dans l’album, on passe à des musiques nettement plus énergiques et légères comme « Saturday Morning » ou « I Like Birds », ou carrément même à un registre qui peut surprendre de la part de Mr.E (le chanteur), je ne citerai que « That’s not really Funny » et « Get Ur Freak On », où le son s’apparente à quelque chose d’inédit et d’innovateur dans le son.

Ces musiques s’avèrent en effet un poil moins poétiques et tendres, pour laisser place à une autre facette de la personnalité du chanteur, plus laconique disons, pour rester polis…

Non disons le franchement, ici Mark Oliver Everett alias Mr. E s’exprime clairement et franchement, sans tabous sur ce qui se passe dans sa vie.

Ce qu ‘il y a d’intéressant à ajouter, c’est que ses musiques à l’écoute, parviennent vraiment à montrer un côté un peu plus « noir » du chanteur. En effet, les sons sont plus abruptes et même dans la voix, Mr. E paraît presque en colère (« Get Ur Freak On »), du moins beaucoup moins enjoué que dans « Climbing to The Moon » ou « Fresh Feeling » par exemple, et c’est ce qui rend l’album très riche et intéressant à l’écoute.

En ce qui concerne maintenant la manière de chanter, il n’y a pas à épiloguer longuement. E possède une voix unique, très belle, un peu rocailleuse parfois mais surtout très soignée. Il arrive tout au long de l’album à la rendre différente tout en restant fidèle à lui-même et sans rendre l’écoute de l’album monotone et terne, en ayant une voix plate et sans fluctuation.

En conclusion, que dire ? Sans conteste que Mr. E a beaucoup de talents, tant dans l’écriture de ses musiques où il sait toucher ses interlocuteurs par des paroles profondes, empreints de vérités sur la vie, souvent tristes mais dites avec tellement de douceur, que dans la composition de celles-ci, à savoir des mélodies toujours très variées, rythmées, authentiques… excellentes, passant par plusieurs styles de musiques et s’essayant également à plusieurs sortes d’instruments…

« Meet The Eels » est un album de qualité, qui a su trouver les chansons pour inviter les gens qui ne connaissaient pas, à découvrir Eels ou pour d’autres à se remémorer avec plaisir des morceaux, déjà écouté auparavant par les habitués, ébahis et conquis par l’univers incroyable de ce cher Mark Oliver Everett.

By Marcus Bielak

The Magnets : Live report

Publié : le 27 décembre 2011 par Antoine Lacot dans The Magnets
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The Magnets, vous vous rappelez ? C’est le groupe de rock-électro-pop qui sortait leur nouvel E.P. 5 titres intitulés « Puzzle » le 15 octobre dernier. (l’article ici. Ndlr)

Au Peuple du Rock, on aime bien savoir comment assurent, en live, les artistes sur lesquels nous écrivons, et pouvoir par la suite, témoigner de leurs performance scénique, donc, j’ai été les voir en concert le samedi 17 décembre au Gibus (Paris 11ème), ils étaient invités pour la soirée tremplin d’Emerganza.

Guillaume, le batteur, avec en arrière plan Hugo, le bassiste. © Michel Silvano.

Non loin du métro République, se trouve la salle « Le Gibus » où, en ce samedi soir de décembre, joue le groupe marseillais The Magnets.  21h, j’arrive dans la salle, pile à l’heure pour les voir s’installer, et faire les balances pendant le changement de plateau. La salle est petite, conviviale, avec un public de tout âge, mais quand même majoritairement féminin.

Une fois les balances finies, Marine, la guitariste, lance le concert avec “Musical Trip”, morceau d’accords de LA joués successivement. Ensuite, viennent se rajouter petit à petit la batterie, derrière son mur en vitre plexyglasse, jouée par Guillaume. Puis vient s’ajouter à ce morceau Hugo, bassiste, pour après voir venir Zénia, masquée, la chanteuse.

On sent d’ores et déjà une énergie particulière qui envahit la salle, et le public, cette même énergie qui te fait hocher la tête, et taper du pied.

Le concert bat son plein, la musique est entrainante, la guitare saturée se marie très bien avec la batterie très rythmée. Nous sommes bien sur du gros rock électro ! Au fil du concert, Zénia tombe le masque, et on découvre une chanteuse habitée par la musique, à la limite de la transe, complètement délirante et très énergique. Nous sommes ici très très loin de la chanteuse toute gentille qui se préoccupe seulement de chanter ses chansons, statique face au micro et face à son public.

« On découvre une chanteuse habitée par la musique, à la limite de la transe » © Michel Silvano.

Le concert va crescendo, l’ambiance est bonne, bref, le concert se passe très bien.

Après quelques musiques très énergique, nous viens le temps calme du concert, le moment mélancolique si je puis dire, avec comme titre “Out of Space”, qui vient rompre le sentiment de linéarité d’un concert.

Hugo troque sa basse pour un petit clavier, avec lequel il stabilise la musique à base de nappes de synthés, auxquelles viennent s’ajouter les samples de batterie électronique, venant de l’Octapad de Guillaume. Marine brode autour de ce thème très mystique, très électronique, aux sonorités très recherchées, pour ensuite voir venir Zénia, venant s’accroupir au devant de la scène, et fixant d’un regard déterminé une jeune fille au premier rang, tout en débitant un chant presque plat, pour un effet plutôt trippant.

La musique, elle aussi, va crescendo, jusqu’à ce que la chanteuse mette un terme au chant, pour enfiler la basse, et laisser place à une explosion totale du morceau. C’est réussi, très réussi.

« Fixant d’un regard déterminé une jeune fille au premier rang » © Michel Silvano.

En bref, pour les amateurs de musique rock électro adeptent des concerts aux gros sons bien efficaces, tout en restant très recherchés, The Magnets en live, c’est une valeur sûre.

Si vous aussi, vous les avez vu, faites nous part de vos impressions par commentaire ou par mail à lepeupledurock@hotmail.fr, nous les transmettrons ensuite aux membres de The Magnets.

Si ce n’est pas encore le cas, et que vous voulez vous rattraper, vous pouvez suivre l’actu du groupe sur leur Facebook, ou sur leur MySpace !

A bientôt sur le Peuple du Rock.

By Anthony Amar

Vanessa Mans

  • Skip the RopeDas Pop (2011)
  • Changing the RainThe Horrors (2011)
  • ProxyEcho And tTe Bunnymen (2009)
  • GhostsdEUS (2011)
  • BoredGirls in Hawaii (2008)

Diego Seval

  • KissabilitySonic Youth (1988)
  • Silver Jenny DollarThe New Pornographers (2010)
  • Plain SailingTracey Thorn (1982)
  • The King Of Carrot Flower, Part. INeutral Milk Hotel (1998)
  • Dance MoreThe Dogs (2011)

Sabrina Cirillo

  • Days Are ForgottenKasabian (2011)
  • Fake EmpireTha National (2008)
  • Fresh FeelingEels (2001)
  • The Show Must Go OnQueen (1991)
  • Feeling GoodNina Simone (1965)

Mickael Chailloux

  • Blue ChristmasElvis Presley & Martina McBride (2008)
  • I’ll Be Home For ChristmasRascal Flatts (2008)
  • Christmas In AmericaKenny Rogers (1989)
  • Silver BellsBrad Paisley (2006)
  • Christmas Is NearRalph Stanley (2003)

Hélène Delabuis

  • SisterThe Black Keys (2011)
  • Wicked Game (Chris Isaak) – Ima Robot (2006)
  • Ho HeyThe Lumineers (2011)
  • Born To DieLana Del Rey (2011)
  • Hold OnAlabama Shakes (2011)

Manon Delestre

  • Give Peace a ChanceJohn Lennon (1969)
  • Happy Xmas (War Is Over)John Lennon (1972)
  • Miracle WorkerSuperHeavy (2011)
  • Some DressesDananananaykroyd (2009)
  • Since U Been GoneA Day to Remember (2004)

Greg

  • Throwing a BallBalthazar (2010)
  • I’ll Stay HereBalthazar (2010)
  • I Wouldn’t Treat a Dog (The Way You Treated Me)Bobby “Blue” Bland (2008)
  • Wild RosesHope Sandoval (2009)
  • Sugar KaneSonic Youth (1992)

Antoine Lacot

  • River SisterSyd Matters (2010)
  • Dream OnThe Chemical Brothers feat. Jonathan Donahue
  • SleepThe Dandy Warhols (2000)
  • Honky Tonk WomenThe Rolling Stones (1969)
  • SacrificeSir Elton John (Live)

Frank Sinatra

Merry Christmas

By Antoine Lacot

Je propose pour ma part  le film Walk The Line sur la vie du chanteur rock country Johnny Cash, en dvd. Un film de 2006, mais qui mérite de devenir un grand classique!  Pourquoi? 1) L’histoire est magnifique, et la B.O est gigantesque. 2) Joachim Phoenix est un acteur fabuleux, magnétique, mais il s’est peut-être trop inspiré de son personnage dépendant au rock , à l’amour et autres substances rock’n roll dernièrement… 3) Un film sur un chanteur qui donne envie d’écouter sa discographie, c’est forcément énorme.

By Vanessa Mans

 

Photographe célèbre des plus grands noms de la mode et surtout du rock, ex créateur chez Yves Saint Laurent et directeur artistique de Dior, Hedi Slimane met à notre disposition un ouvrage qui recense ses plus saisissants clichés en noir et blanc. Sous la forme d’un coffret en trois volumes, toute la richesse de son oeuvre transpire, non sans nous rappeler les corps mythiques qu’il a immortalisé avec authenticité, profondeur et esthétisme. Pete Doherty, Alison Mosshart et Jami Hince, les Franz Ferdinand, les Drums, Artict Monkeys, et tant d’autres personnalités miroirs de l’esprit rock’n'roll contemporain : Kate Moss, Amy Winehouse, Courtney Love. Designer des tenues robots des Daft Punk, ou encore photographe de Phoenix lors de leur passage en studio en Juin dernier, à sa dernière série, Art Tattoos (octobre 2011), se succède ce magnifique recueil reprenant les plus belles oeuvres du maître de la photographie rock de ces dix dernières années. Disponible dès à présent chez Colette Paris, ce petit bijou constitue un cadeau parfait qui, passé Noël, ornera divinement les étagères des amoureux de l’art et du rock.

Disponible également sur Amazon, en Fnac ou Hall du Livre (http://www.chapitre.com). Site officiel de l’artiste : http://www.hedislimane.com/diary

By Gaelle Simonetti

Un an et demi après la sortie de « Brothers », salué par la critique et le publique, et récompensé par trois Grammy, le duo de l’Ohio, Dan Auerbach (guitare – voix) / Patrick Carney (batterie) revient avec « El Camino », sorti ce 5 décembre. Pour concocter cet album, les deux inséparables ont pris la route et établi leurs quartiers à Nashville en mars dernier. Et comme on ne change pas une équipe qui gagne, ils ont à nouveau fait appel à Danger Mouse alias Brian Burton (Gnarls Barkley, Gorillaz, The Rapture, Broken Bells, Dark Night of The Soul ou plus récemment Rome) qui coproduit l’intégralité de ce septième opus. Une fois de plus, l’alchimie opère parfaitement, comme en témoigne le très accrocheur « Lonely Boy » dévoilé le 26 octobre dernier. Ça carbure au blues-rock avec toujours une pincée d’humour pour pimenter la sauce.

Nul doute que cet album ravira tout amateur de rock.

(Et pour l’occasion, je ne saurais que trop vous recommander le vinyle ! )

By Hélène Delabuis

Le coffret CD-DVD Soyons Désinvoltes n’ayons l’air de rien de Noir Désir. Le temps où la bande de Noir Désir venait enflammer la scène française est bel et bien révolu. Et alors ? Qu’est-ce qui nous, empêche de se faire une petite soirée chocolat chaud au coin de la cheminée, en écoutant leurs anciennes chansons ? Et pourquoi pas, continuer cette escapade en regardant le DVD, histoire de revivre encore mieux ces belles années où Noir Désir nous faisait danser ?

 

 

By Léa Delmas

“Tais-toi ou meurs” (une phrase que son père répétait sans cesse), c’est l’histoire de ce drôle de personnage (E du groupe Eels), un personnage à la jeunesse troublée par moult drames familiaux, désillusions sentimentales et difficultés face à l’industrie musicale mais qui au final… firent de lui un artiste accompli, courageux et fortement respectable.

Nous avons à faire ici à un génie arrivant à nous donner une vraie leçon de vie (sans prétention aucune) par ces sombres démons.
“Peut-être en utilisant les refus comme carburant pour mon feu intérieur. Je crois plutôt d’un authentique désespoir me forçait à avancer…”

Un roman plein d’espoir qui nous éclaire et embellie les malheurs de notre vie.

By Sabrina Cirillo

Au printemps dernier, l’iconique et magicien Thurston Moore nous a fait part de son troisième album solo : Demolished Thoughts. Dans des tons beaucoup plus calmes que les habitudes, accompagné d’une harpe et d’un violon (rassurez vous, eux aussi jouent de façon expérimentale !), il maîtrise sa guitare acoustique de bout en bout pour donner place à un album doux et planant à tendance folk parfois. C’est un album différent une fois de plus toujours dans sa recherche d’expression différente et musicale. On y trouve de très bons morceaux comme “Orchard Street”, surement le plus proche de Sonic Youth, ou encore “Circulation”. Cet album prouve une fois de plus le génie créatif de son auteur. Disponible en LP ou CD.

By Diego Seval

Méconnu en France pour le plus grand bonheur de ses véritables fans, Eels a su, au fil des années, se frayer un chemin dans le monde de la musique. En véritable auteur-compositeur-interprète, E (Mark Oliver Everett), à la vie privée bouleversante, a pu s’en sortir en partie grâce à la musique, qui l’accompagne depuis sa jeunesse. En 1996, Eels, emmené par E, sortait son premier album. Intitulé Beautiful Freak, cet album devint un véritable succès lors de sa sortie, avec son titre phare comme “Novocaine For The Soul”. En dehors de ce single qui fit connaitre au monde entier Eels, et le talent de E, cet album se révèle être très bon de la première à la dernière seconde. E puise son inspiration dans les tous les styles de musique. Cet album marque le début d’une longue série d’albums géniaux où les sons et influences s’entremêlent grâce au génie E, qui est l’un des artistes les plus novateurs de ces dernières années. Et cela ne fait, je l’espère, que commencer…

By Antoine Lacot

L’Equipe du Peuple Du Rock vous souhaite d’excellentes fêtes de fin d’année…

Le poète libanais Khalil Gibran a dit : « Le musicien peut chanter pour vous la mélodie qui est en tout espace. Mais il ne pourrait vous donner l’oreille qui saisit le rythme, ni la voix qui lui fait écho. »

Les vibrations de ses cordes, le potentiel expressif de son pédalier ou encore l’harmonie de ces mélodies : tel est l’instrument de musique utilisé par le compositeur et pianiste italien : Ludovico Einaudi.

Ludovico Einaudi

Originaire de Turin en Italie, Ludovico Einaudi a grandi au son du piano joué par sa mère : c’est ainsi que sa passion à vu le jour. Il commence son apprentissage musical au Conservatoire Verdi de Milan où il décroche un diplôme en composition. Bercé par la musique, il étudie par la suite avec Luciano Berio, l’un des compositeurs les plus importants et réputés de la génération de l’après-guerre, avec lequel il collaborera ensuite sur plusieurs projets au début de sa carrière. Il cherche un style personnel, dans lequel il pourra donner le meilleur de lui-même et transmettre à travers ses compositions un mélange de sensations plus intense les unes que les autres. Bien que Ludovico Einaudi préfère ne pas être classé dans un style particulier de compositeur, on le qualifie le plus souvent de minimaliste : «En général, je n’aime pas les définitions, mais minimaliste est un terme qui signifie élégance et ouverture, donc je préfère être appelé minimaliste plutôt qu’autre chose » (Einaudi).

Sa musique se révèle être ambiante, méditative, souvent introspective et tire donc son inspiration du minimalisme. C’est ainsi qu’il compose des musiques de théâtre et de ballet et publie finalement son premier album, Le Onde, en 1996 inspiré du roman de Virginia Woolf, The Waves.

Très peu connu en France, mais pourtant réputé en Italie, Ludovico Einaudi est sollicité :

En effet, trois titres de l’album « Le Onde » font partie de la bande originale du film « Aprile » (1998) de Nanni Moretti. Le morceau « Ascolta » fut utilisé dans un épisode de la série Stargate Universe (Episode 08 – Saison 02). Quatre de ses morceaux ont également été utilisés dans le film « This is England » de Shane Meadows et sa suite télévisuelle « This is England 86 ». « Primavera » a quant à elle été utilisée dans la publicité européenne de Sony Blue Ray en 2009 ainsi que dans la bande-annonce du film « The Reader » paru en 2008. Et dernièrement le film « Intouchables », énorme succès de cette fin d’année, a repris plusieurs de ses titres comme le magnifique « Una Mattina », ou encore, « Fly », pour sa bande originale.

En perpétuelle recherche de nouvelles collaborations avec des artistes de tous horizons, pop, jazz, musique classique ou du monde, on peut donc dire que Ludovico Einaudi a su trouver sa voie, au fil du temps, des années. Il a su, de par son talent, créer un nouveau langage musical, qui repose sur des bases simples, originales, unique. Sa musique transporte l’auditeur vers un univers hypnotique, ou des flux de sentiments affluent de tous côtés.

Quelque part entre la perfection et la recherche d’un idéal, Ludovico Einaudi a un parcours remarquable. S’étant produit à guichets fermés dans les plus grandes salles de concerts d’Europe (dont The Barbican, The Royal Albert Hall et le Symphony Hall), Einaudi a réalisé le vœu de tous les artistes: Communiquer de façon significative à un large public, où chacun se sent concerné de manière unique et personnelle.

L’authenticité a un nom : Elle s’appelle Ludovico Einaudi.

Prochains concert :

  • Mercredi 28 mars 2012 : « Bulgaria Hall », Bulgarie
  • Samedi 31 mars 2012 : « Muziekcentrum Frits Philips », Pays-Bas

By Sabrina Becker

Ok je vous l’accorde, d’entrée de jeu le bon mot du titre n’est pas un « meilleur de cuvée », ceci-dit il reflète parfaitement mon (res)sentiment suite au concert, le 30 Novembre 2011 des Sisters of Mercy, groupe mythique s’il en est du rock gothique des années 80-90.

C’est donc tard dans la nuit, à la lueur vacillante d’une des dernières bougies qui doit trainer dans ma baraque que je vous écrit, tiraillé entre l’envie de me pendre et celle, plus optimiste, de me réécouter tous leurs LP juste pour ne pas rester sur un sentiment mitigé à ce point.

Je vous explique : Ayant appris que les Sisters of Mercy passaient à Toulouse j’étais assez partagé, « est-ce que ça va valoir le coup ou pas ? ». Mes potes, sachant que j’hésitais ont dit « ouais mais vas-y, ça doit être trop trop trop trop bien » (bon ok j’en rajoute un peu mais comme ils ont été plusieurs à me dire d’y aller…). Je me suis dit “Pourquoi pas après tout !” puisque je connaissais le groupe à l’époque, un peu de revival ne pouvait me faire de mal…

Bref donc je dis à ma femme : « Dis chérie (oui, je ne connais plus son prénom après toutes ces années…) écoute-ça… tu te sens de te faire une heure et des bananes de concert avec ça dans les oreilles ? », elle est beaucoup plus jeune que moi et ne les connaissait donc pas, à moins qu’en maternelle à l’époque les maitresses à couettes passaient les 33 tours en boucles à nos chères têtes blondes ce qui, permettez-moi d’en douter, m’étonnerait.

Elle me dit que oui, l’affaire est pliée, si tout pouvait être aussi simple dans la vie de couple ce serait chouette.

J’embarque aussi un vieux pote (comprendre d’il y a longtemps car on n’est pas vieux), ma cousine et hop nous voilà au Bikini à 20h30. On entre, la première partie semble être sympathique (Common Diamond, duo local que je qualifierai d’Ambiance Pop ) mais ne m’inspire pas plus que ça et de toute façon j’ai soif donc on file au bar. 3/4 d’heure plus tard, voir plus le set des Sisters commence.

Une épaisse fumée baigne la scène, histoire qu’on ne les voit pas se mettre en place. Et effectivement on ne les a pas vus… de tout le concert d’ailleurs. A peine entraperçus.

Andrew Eldritch

Le son de la boite à rythme (Doktor Avalanche, passée en 30 ans d’un BOSS DR-55 à un Laptop construit par une manufacture d’armes anglaise) est toujours très présent dans leur musique et pour le coup ils sont trois sur scène : Andrew Eldritch, frontman charismatique et fondateur du groupe il y a 31 ans, un guitariste et un bassiste que je ne reconnais pas (difficile dans toute cette fumée faut dire…) mais qui devraient toujours être Ben Christo et Chris Catalyst en théorie puisqu’ils ont intégré la formation depuis 2006.

Eldritch n’a donc plus le charisme de l’époque puisqu’il se cache en permanence ou presque. L’homme n’a plus ses cheveux longs qui avaient participé à forger sa plastique des débuts mais a par contre gardé ses lunettes de soleil au fil des années. Le groupe joue tout de même beaucoup moins sur le visuel donc.

A long time ago...

Si au niveau musical les réorchestrations et divers arrangements pour la scène sont de très bonne facture, limite Punk parfois. Ils ont d’ailleurs du temps pour ça puisqu’ils ne font que des lives, ayant délaissé les studios d’enregistrements depuis 1993 et leur dernier CD « A slight Case of Overbombing »; Il y a eu hier soir clairement un problème de balance au niveau de la voix. Si on la devine toujours aussi grave et sombre, on ne l’entend quasiment pas ressortir du flot musical. Pour moi les Sisters of Mercy se sont toujours résumés à deux choses : la boite à rythmes et la voix d’Eldritch et hier soir j’ai payé une trentaine d’euros pour n’entendre qu’une seule des deux même si sur les rappels de fin on a senti un léger mieux mais c’était encore très insuffisant.

Ok, je vous ai dit que musicalement ça l’avait fait, c’est vrai. On reconnaissait bien les morceaux, ils étaient assez pêchus, on a eu droit aux classiques : “Dominion”, “Marian”, “Alice”, “Temple of Love”, “First and Last and Always”, “Black Planet”, etc. Mais pas de “1959″ et ça… et bien c’est vraiment une erreur, c’est une des plus belles chansons de cette époque. De plus les morceaux ont été enchainés à vitesse grand V sans aucune pause autre que les deux rappels, peut-être avaient-ils un train à prendre je ne sais pas…

Ce qu’il s’est passé hier au soir, je ne le sais pas non plus. Vraisemblablement en Belgique (Lokeren), ils avaient cartonnés lors de leur précédente tournée, les articles parlant d’un Eldritch à son meilleur niveau vocal. Et bien tant mieux pour la Belgique. Tant pis pour Toulouse. Seules deux dates étaient prévues en France, l’autre étant Clermont Ferrand, la veille et je n’en ai vu de chronique nulle-part pour l’instant. Ensuite, ils sont aux Pays bBs puis iront vers l’Océanie.

A la sortie du concert, on entendait pas mal de gens déçus et avions discuté avec quelques uns d’entre eux, pour le coup nous n’avions pas de mal à les comprendre. Par contre ce concert m’a donné envie de me replonger dans les albums de ce quatuor de Leeds (oui Doktor Avalanche est un membre à part entière, cela fait donc 4 membres en tout), histoire de ne pas rester sur une déception trop sévère et cela tombe bien car l’anthologie “Original Album Series” comportant leurs 49 morceaux est en vente pour moins d’une vingtaine d’euros en démat, compter environ 35 euros pour la version remasterisée avec quelques bonus.

“first and last and always
’til the end of the end of time
first and last and always mine “

By Greg

La scène a découvert ou confirmé des talents, mais elle a aussi déçu…

Les surprises scéniques de l’année 2011? Le tout en un repas festif, gourmand, bien arrosé de pop et de rock.

Janvier : En amuse-bouche Les Roken is Dodelijk nous offrent de douces promesses pop sucrées. Finesse et élégance au rendez-vous.

Février : Apéritif festif avec les psychédéliques et envoûtants Black Angels, les profonds et indépendants The National, et les sombres White Lies œuvrant dans la post-pop.

Matt Berninger (The National) @ kmeron

Mars : Première entrée, une soupe amère avec Beady Eye. Après un petit écœurement, on continue dans la déception avec l’annulation d’un concert des Black Keys pour cause de fatigue.

Avril : Sursaut de gourmandise avec l’étonnant avant-gardisme musical d’Ozark Henry, très goûtu !

Mai : La seconde entrée se veut énergique. Dans l’ombre d’Archive, le second groupe du chanteur Birdpen se veut rock intime tripant.

Eté 2011 : Le trou normand s’impose et on s’allège dans les festivals. Coup de cœur particulier au Festival Cactus en Belgique. On danse et on chante sur les airs des Cold War Kids, de la diva brownesque Janelle Monaé, et sur les guitares lourdes des Triggerfinger.

Octobre : Le plat principal est savoureux. dEUS, sur scène, c’est une explosion des sens, d’énergie, les papilles salivent encore.

Novembre : Le dessert est rafraîchissant. David Bartholomé, en solo, (leader Sharko) se croque aimablement.

Décembre : Les délices sonores fondent en nous, et le repas se clôt sur un magnifique rock noir, serré du groupe The Horrors.

By Vanessa Mans

Eddie Allamand : “Find your escape”

Publié : le 1 décembre 2011 par Antoine Lacot dans Eddie Allamand
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La célèbre chanteuse de saoul anglaise, Joss Stone a dit : « L’amour de la musique est inconditionnel. »

Eddie Allamand

Inspiré par de nombreux artistes tels que Muse, Beethoven, Yann Tiersen, Balmorhea ou encore Berry Weight, le jeune auteur compositeur Eddie Allamand, âgé de 21 ans, a su trouver sa voie et se frayer un chemin où la musique en est la principale source.

Passionné par l’art, la photographie, la musique, il a été découvert par son blog crée en 2004 (http://dudinsky.skyrock.com/) retraçant son enfance, son adolescence, les événements qui l’ont marqué. On peut y voir son évolution, et sa passion pour la musique le dévorant au fur et à mesure du temps. Peu à peu, il compose, et met ses vidéos sur son blog, qui attire très vite beaucoup de monde.

Il s’investit également dans la musique en participant à de nombreux festivals tels que le Paléo à Nyon (Suisse), l’Ozora à Budapest, le Rock Werchter Festival en Belgique, et Freedom Festival au Portugal. On peut retrouver ses travaux que ce soit en photographie, vidéo et musique sans avoir à chercher entre son Youtube, Facebook, Deviantart…etc. en allant sur un de ses sites : http://dudinsky.com/

Le lancement de la marque « Glorious Eyes » créé par Eddie Allamand et Sam Cisse est une nouvelle marque d’habit rock à motifs colorés et originaux. Basée en Suisse, la marque a été lancée durant le printemps 2010. Leurs but est de sponsoriser beaucoup d’artistes afin d’organiser des fêtes et concerts et ainsi partager leurs passions avec d’autres personnes. Actuellement, ils travaillent sur de nouveaux produits, et sur la mise à jour du site comportant plein de nouvelles fonctions et une navigation beaucoup plus agréable. Les t-shirts sont imprimé sur du American Apparel et sont de très bonnes qualité (je peux l’affirmer puisque j’en possède).

Eddie Allamand posant avec un des tee-shirt de sa propre marque

Il aime voyager, créer, et une de ses dernières compositions, très instrumentale cette fois-ci comporte du violon, de la flute et autres instruments. Chaque image qui se trouve dans la vidéo a été capturé par Eddie Allamand lui-même. Chaque composition est un véritable voyage, où l’on peut s’abandonner, et admirer le travail réalisé.

Il sortira en décembre en version digitale son premier album sous le nom de « From Earth To Space », qui en enchantera plus d’un. Il regroupera ses compositions électroniques/downtempo.

Je ne peux que conseiller à quiconque qui aime la musique et plus particulièrement le piano, de se plonger dans l’univers merveilleux d’Eddie Allamand, qui saura vous transporter dans un autre monde, un monde ou seul la musique règne, un monde qui engendrera des sentiments inexplicables à l’intérieur de vous.

C’est un modèle, un artiste à part entière.

Emotion et Sensation.

MySpace

By Sabrina Becker

Au mois d’Octobre est arrivé dans nos boutiques un cadeau d’avant Noël d’excellente facture : Plusieurs Box-Sets d’une anthologie des Smiths, remastérisée pour l’occasion par celui qui reste un des meilleurs guitaristes aujourd’hui : Johnny Marr, ancien lead guitar du groupe.

The ultimate Smiths remasters collection

Personnellement, c’est ma femme qui m’a fait ce cadeau, un soir alors que je revenais de déplacement, elle me tend un paquet que je m’empresse d’ouvrir, elle qui a toujours un mal fou à me trouver un truc que je n’ai pas déjà car les trucs que je vois ou aime ne restent jamais très longtemps dans mes wish-lists… Bref, je déballe comme un gosse et du coup en découvrant ce qui était caché par le papier kraft, je replonge dans mon adolescence.

J’ai découvert The Smiths au fond d’une cave aux alentours de 1986 soit seulement un an avant leur séparation. Un pote à moi habitait une chambre aménagée dans la cave d’un des immeubles de ma résidence de l’époque et ce gars était un fondu de musique Pop/Rock et avait une collection de vinyles et de cassettes assez conséquente. Nous les écoutions donc, vautrés à longueur de soirées sur sa platine.

C’est lors d’une de ces soirées donc que je découvris ce qui allait être pour moi un tournant musical : une voix, un son, des thèmes un brin intello (ou du moins plus profonds que ce qu’on entendait souvent à l’époque), un truc assez bien léché en somme qui me parlait et que je n’avais encore jamais entendu.

The Smiths. Un choc. Une révélation. L’album (compilation) c’était Hatful of Hollow (1984). Des titres comme Panic, This Charming Man, Hand in Glove me firent aimer instantanément ce groupe du début des années 80. Mes LP préférés furent par la suite Meat Is Murder (1985) et The Queen Is Dead (1986), ce dernier étant resté dans l’histoire comme un des plus emblématiques albums de ces années-là.

Alors forcément, les soirs suivants, tous les albums y sont passés et le duo Morrissey-Marr devint pour moi le centre complexe de ma vie de collégien. C’est même le groupe qui m’a fait venir à Pop anglaise de l’époque, la fameuse scène Mancunienne (car née à Manchester).

Je délaissais donc pour un temps Bowie, Iggy Pop, les Buzzcocks pour me plonger dans un tout autre univers. Il ne fallut pas longtemps pour que j’achète ma première gratte, une demi-caisse de chez Aria et que je me mette à reproduire les accords que j’entendais tourner sur les sillons. La minuscule chambre dans le fond de la cave se transforma bientôt en espèce de mini-studio d’enregistrement (sur un pauvre magnétophone à cassette) et de répétition (là il a fallu acheter du matériel…) ou nous reprenions les morceaux de ce groupe, j’ajoutais la voix un jour par hasard quand mon pote me dit qu’elle avait des intonations ressemblant un peu à Morrissey et que je devais y travailler. Ce que j’ai fait.

The Queen Is Dead (1986)

Plus tard nous avons même réussi à faire un concert sur les marches de la Faculté de Pharmacie, pile sur la Place de la Victoire, à Bordeaux lors d’une fête de la musique sans pluie (ce qui est devenu rare… de ne pas avoir de pluie ce jour-là). J’étais pétrifié devant le monde qui se tenait là, mon ami, lui, en était malade et il a fallu le sortir de la voiture en le trainant… Par la suite j’ai intégré d’autres groupes, et avec l’âge et l’expérience me suis éloigné des voix Morrisseénnes pour trouver ma voix à moi. Et puis les années ont passées et aujourd’hui je ne joue plus que pour moi et mon vieux chien. Tout ceci pour vous faire comprendre que The Smiths a vraiment déclenché chez moi de profonds changements dans ma vie.

Bref. Vous pouvez trouver dans le commerce plusieurs Box-Sets, allant de 35 euros pour le simple, jusque presque 500 euros pour l’édition collector ultime mais les bases du coffret restent les mêmes : 8 CD, édités dans une pochette slim reprenant le design original des vinyles de l’époque. Juste un regret : que les CD eux-mêmes n’aient pas été sérigraphiés comme les vinyles avec impression de sillons et macaron central, mais là c’est peut-être ma nostalgie qui parle…

8 LP donc, soit leurs 4 albums studio (The Smiths, Meat is Murder, The Queen is Dead, Strangeways Here We Come), un album Live, Rank et 3 compilations (Hatful of Hollow, The World Wont Listen et Louder Than Bombs). Avec tout ça, vous avez la totale avec un son est excellent. Johnny Marr a fait un sacré boulot.

Ce groupe, crée en 82 a fortement influencé bon nombre de groupes allant d’Oasis (oui, ce groupe n’a pas été influencé QUE par les Beatles et les Stone Roses), Placebo, Suede, The Stone Roses, Radiohead, Coldplay, Supergrass et j’en passe et des meilleurs…

Meat Is Murder (1985)

Il faut dire que musicalement c’était prenant, mais aussi et surtout qu’au niveau textes The Smiths abordait des sujets graves : le SIDA par exemple, sur Asleep… déjà à cette époque alors que le sujet ne faisait pas encore les unes des journaux, ou bien de meurtres d’enfants d’actualité sur Suffer Little Children alors que ce sujet était considéré comme tabou en Angleterre à ce moment-là ; des sujets de société (drogues, solitude, suicide, économie, politique…) que l’on avait pas vraiment l’habitude d’entendre développés sur la scène anglaise d’alors. Des sujets qui font la passerelle entre le mouvement punk de la fin des années 70 et la pop anglaise des années 80. Il n’y a qu’à écouter l’album Meat is Muder pour s’en convaincre une fois pour toutes…

The Smiths a eu une carrière éclair, et peut-être est-ce bien d’ailleurs, ils n’ont pas connu ce que connaissent beaucoup de groupes : la répétition, l’enlisement, l’oubli. Les carrières des uns et des autres membres du groupe ont connues des hauts et des bas, Marr avec The The, Modest Mouse et Morrissey en solo avec quelques échecs commerciaux mais aussi quelques très bons LP (Wauxhall and I entre autres).

Du coup, The Smiths reste LA référence et j’avoue que réécouter les 8 albums m’a renvoyé quelques 25 ans en arrière avec un plaisir d’adolescent bien vivace. Je pense même que je vais reprendre ma guitare et me faire un Panic, un Ask ou encore un Sweet and Tender Hooligan d’ici peu pour ne pas dire maintenant.

“And if it’s not love, then it’s the bomb that will bring us together…”

By Greg

Un album solo. Seul mais si bien entouré !

Publié : le 26 novembre 2011 par Antoine Lacot dans David Bartholomé
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10 ans de Sharko plus tard…

Le 8 novembre, David Bartholomé s’est donné en spectacle au centre culturel de Haubourdin près de Lille, et c’est avec enchantement que la salle a reçu les douceurs drolatiques et touchantes de la jeune troupe issue des cours Florent de Paris, la Fabrique, accompagnant étonnamment  la voix attachante de David.

La soirée s’est jouée de nous, public jeune, et familial ; le spectacle se voulait accessible et bon enfant. Nous avons pu goûter à une création innovante et émouvante, une parenthèse, une immersion dans la délicatesse. Et c’est avec un  charme désuet que la Fabrique a assuré son show (chants animés aux sons de boites de conserve, danse nostalgique et improbable avec un balai !) ne volant jamais la vedette à David en osmose avec sa troupe, et le public. C’était si joli, si vrai de voir le public lever les mains, chanter, taper du pied, écarquiller les yeux. C’était si frais de voir pétiller le visage des enfants et des plus grands.

David Bartholomé & La Fabrique © Mathieu-Drouet

Le temps d’une parenthèse, le rock et les bières se sont effacés au profit du BN, de l’amour, du don et du transgenre. Théâtre, burlesque, chansons et clappements ont charmé nos cœurs d’enfants, soudainement réapparus pour un petit soir.

Chut, la rumeur court que le Printemps de Bourges recevra ce spectacle en vedette…

Quant à l’album, il étonne agréablement. L’ambiance y est féérique, et intimiste.

Quant à l’onirisme palpable qui se lovent à nos tympans amoureusement avertis, il flirte allègrement avec un petit humour détaché et décalé, et à la sensation d’un partage personnel de l’univers rêveur et suave du chanteur.

L’échappée solitaire parsemée de violons, le duo parenthèse avec le talentueux Hawksley Workman, le côté rétro et la chaleur des chœurs (Fanny Beriaux), nous invitent ardemment à écouter en boucle l’album, l’oreille tendue à la moindre sonorité poétique et authentique.

Sharko est mort, vive David Bartholomé ?

By Vanessa Mans