Quel terrible défi me suis-je lancé ici que d’écrire un article sur ce groupe extraordinaire que sont les PINK FLOYD.  Défi complexe puisqu’il ne s’agit pas de faire un article de 40 pages, mais seulement d’une ou deux. Aidée par mes souvenirs, lus et entendus de mon paternel et de mon grand frère , je vais donc essayer de vous satisfaire chers lecteurs, fans ou non de ce groupe mythique.

Tout commence réellement en 1966 à Londres (of course!). Le groupe est initialement formé par Syd Barrett qui est à la compo, chant et guitare, Nick Masson à la batterie et aux percus, Roger Waters à la basse et Richard Wright aux claviers. Le nom du groupe vient d’une idée de Barrett, qui est la fusion entre deux fameux  joueurs du blues : Pink Anderson et Floyd Council. Grâce aux concerts qu’ils donneront à l’UFO CLUB de Londres, ils seront très rapidement mis sur les devants de la scène underground londonienne grâce à leurs performances exceptionnelles d’improvisations.

C’est en 1967 qu’ils signeront un contrat avec la maison de disque EMI. Cette même année ils sortiront deux singles : "Arnold Layne" et "See Emily Play", ainsi que leur premier album "The Piper at the Gates of Down"Quel album fabuleusement étrange! Les compositions de ce cher Syd sont emplies de LSD, tout comme lui.  Ce rock psyché nous emmène dans des contrées bien particulières de notre esprit.  Record Minnor (C’est quoi ? c’est qui Maison de disque Record MINOR.. pas trouvé) en dira même que «le son psychédélique du groupe est concrètement né avec cet album, qui expose autant leur talent artistique que leur talent pour enregistrer». Dans cet album, le titre "Interstell Overdrive" - en français "Distorsion Interstellaire" – retient particulièrement mon attention. Ces tonalités rock 60′s jusqu’à la 52eme seconde, et ensuite le rock psyché nous met le cerveau complètement à l’envers (même sans substances je vous assure…).

L’année 1968 est compliquée pour  Barrett qui souffre de dépression nerveuse due à sa surconsommation de LSD. Il sera très rapidement remplacé par David Gilmour - son ami d’enfance – étant désormais incapable de gérer un concert et tout simplement de se gérer lui même. Il contribuera tout de même au disque "A Saucerful of Secrets" mais ce sont Nick et Roger qui prendront en charge la composition. Gilmour quant à lui, sera relégué au rang de chanteur et guitariste.  Ici, je choisirai le morceau "Set the Control for the Hearts of the Sun". Comme dans l’album précédent, les tonalités sont très spatiales, appelant au voyage. Couchez-vous dans l’herbe et mettez-vous cette chanson au max dans vos petites oreilles, et laissez-vous emporter… Un petit moment de bonheur vous tendra ses bras douillets.

 "More " qui paraîtra en 69 sera le premier disque sans Syd Barrett, définitivement exclu du groupe le 6 Avril 68. Cet album sera la bande original du film éponyme du réalisateur Barbet Schroeder, et sera enregistré en seulement huit jours. C’est un disque haut en couleur. On y retrouve une ballade acoustique "Green is the Colour" avec la magnifique voix de Gilmour, du bon son floydien bien psyché avec entre autres "Cirrus Minor" et ses sublimes chants d’oiseaux, et du son rock lourd avec "Ibiza Bar". En bref, un album éclectique surprenant. Sortira quelques mois plus tard  "Ummagumma ". Voila que les Floyd pubient un double album, le premier comportant des enregistrements  live – une première pour les fans d’entendre le son du groupe en live sur un disque sans que ceux-ci aient été piratés – et le second étant des enregistrements studio composés par chacun des membres du groupe. Pour le live : "Astronomy Domine" reste ma favorite. L’esprit de Barrett planant toujours sur le groupe, cette version psyché multiplié par un milliard, entraînante, forte, planante, est pour moi un magnifique hommage à leur ancien leader. Sur le disque studio : mon choix s’arrête à "The Narow Way part 1". Ce côté folk, toujours psyché me ravit et la guitare acoustique de Gilmour est un pur bonheur. Chanson complètement instrumentale m’emportant loin dans la galaxie.

Pink Floyd

Pink Floyd

"Atom Heart Mother" sort en 1970. La chanson d’ouverture, éponyme est une compo exclusivement musicale longue de 23 minutes 44. Les Floyd  y mettent la musique beaucoup plus en avant que dans les précédents. Je trouve cette chanson  géniale, envoûtante, et angoissante à la fois. On y entend des sons de motos démarrant en trombe, des hennissements de chevaux. Dans "Alan’s Psychedelic Breakfast" -  un peu à la manière d’un certain John Cage - sont glissés des sons du quotidien, on y entend une personne manger, un robinet qui goutte … Cet album peut être considéré comme étant très avant-gardiste.

C’est en 1971, le 5 novembre précisément que les Floyd seront reconnus comme un groupe majeur grâce à leur album  "Meddle " et sa fabuleuse chanson d’ouverture qu’est "One of These Days".  Jouissance auditive. La basse de Waters est extraordinaire, entraînante, planante. Au milieu de la chanson une voix menaçante casse l’écho de la basse. Vient ensuite la guitare de Gilmour qui retentit réellement, créant alors un énorme choc avec le reste des instruments. Nos tympans en redemandent. On retiendra également "Echoes" qui clôt cet album avec ses 23 minutes et 29 secondes. Que dire ?  Là encore, posez-vous calmement dans un lit confortable , éteignez toutes les lumières, fermez les yeux et laissez les émotions s’introduisent en vous : plaisir simple efficace. La voix de Dave Gilmour est suave, posée. Le mélange voix/musique est sexy, chanson idéale pour une soirée passionnée avec votre amour.

L’année suivante, leur nouvel album sera encore une fois la bande sonore du film La Vallée de Schroeder, et sera dénommé  "Obscured by Clouds ", enregistré dans notre beau pays en moins de deux semaines. "Chilhood’s End"  me plait tout particulièrement. La musique comme toujours et les quelques premières secondes me faisant penser à "Time" avec les percussions que nous pouvons entendre qui dureront d’ailleurs jusqu’à la fin. Les riffs de guitare, courts mais efficaces s’enchaînent  La voix de David est toujours aussi suave, parfaite. Tout dans cette chanson me séduit. Et comment ne pas parler de leur merveilleuse prestation live à Pompei, en Italie cette même année ? Prestation frustrante puisque vide de tout public. On retrouvera dans ce live les chansons "Echoes Part 1", "Interview Part 1", "Careful With the Axe", "Eugene", "A Saucerful Of Secrets", "Interview Part 2", "One of These Days", "Mademoiselle Knobs", "Interview Part 3", "Set the Control for the Heart of the Sun" et enfin "Echoes Part 2".  Heureusement un album scandaleusement parfait sortira en 1974, et un DVD suivra en 2003.

C’est certainement en 1973 que la carrière des Floyd est à son apogée grâce à l’album  "The Dark Side of the Moon ". Album d’expérimentations en grande partie. L’ingénieur du son pour se disque n’est autre que le grand Alan Parson.  Dans "The Great Gig in the Sky" - ma favorite et de loin dans l’album – suivie de près par "Money" (évidemment) - où nous pouvons entendre la performance extraordinaire de la choriste Clare Torry.  Pour cet enregistrement, le groupe lui avait demandé de transmettre des émotions fortes, en pensant à la mort et à l’horreur. C’est alors qu’elle chanta en totale improvisation, pour un résultat époustouflant. Mécontente de sa prestation, elle quitta le studio furieuse, laissant les membres du groupe quant à eux enchantés de sa merveilleuse prestation. En effet à l’écoute de cette chanson il est impossible de ne pas ressentir quelques émotions. Les poils se hérissent, et des frissons parcourent tout le corps.

"Shine on You Crazy Diamond" sera LA chanson de l’album suivant  "Wish You Were Here " (1975) en hommage à leur ami Syd Barrett, qui d’ailleurs leur rendra visite au studio durant le mixage de cette énorme chanson. Pourtant ils leur a fallu plusieurs minutes pour le reconnaître tant il était méconnaissable (prise de poids importante, crâne rasé). Cet album fut classé  à la 209e place du top 500 des plus grands albums de tout les temps, et est également le favori de Gilmour et Wright. Dans cet album, je retiendrais "Have a Cigar", au son terriblement rock, un son floydien reconnaissable entre mille. Dans cette chanson c’est la voix de Roy Harper que nous entendons, Waters et Gilmour étant insatisfaits de leurs prestations vocales respectives. Au vu des paroles, nous pouvons penser que la chanson est un témoignage d’un de leurs proches " And I mean that most sincerely. The band is just fantastic, That is really what I think " encourageant l’un des membres de Floyd à continuer.

 "Animals " sortira deux ans plus tard. C’est un album inspiré du livre de Georges Orwell,  "La Ferme des animaux ". Les Floyd lancent ici un coup de gueule sur la société contemporaine en la représentant par des animaux. C’est alors que sont nés les titres "Pigs on the Wing (Part 1)", "Dogs, Pigs Three Different One", "Sheep" et "Pigs on the Wing (Part 2)"La pochette de cet album est mythique : on y voit l’usine Battersea Power Station, survolée par un énorme cochon gonflable (utilisé ensuite dans leurs concerts mais également dans celui des Australian Pink Floyd Show auquel j’ai assisté). Dans cet album, "Sheep" est celle que je préfère. Elle est une représentation de  la classe la plus basse de la société (référence au livre d’Orwell). La musique est fantastique aux environs de la 5eme minute. Cet air parfaitement psychédélique, cette voix robotisée sonnent comme le début d’une révolution.

Pink Floyd The Wall

Pink Floyd The Wall

1979, c’est l’album  "The Wall " qui sort. Mais de celui-ci je vous en parlerai plus tard, aux environs du 21 septembre de cette année, en faisant le compte-rendu du spectacle éponyme auquel j’assisterai…. Patience très chers lecteurs.

Leur dixième album  "The Final Cut " sort en 1983. Album annonciateur de la dissolution du groupe. En effet Pink Floyd est bien écrit sur la pochette mais il est précisé: " Œuvre de Roger Waters, interprété par les Pink Floyd ". Cet album est dédié au père de ce dernier, décédé quelques années plus tôt. Il y relate la mort, la perte d’un être cher. C’est un album sombre, émouvant, et fort. Gilmour ne posera sa voix que sur "Not Now John".  La fin du groupe est alors plus que proche.

1987 David Gilmour sort avec Nick Masson et Richard Wright  "A momentary Lapse of Reason ". Le groupe est désormais dissolu, mais les trois compères gardent le nom de Pink FloydTony Levin - bassiste d’Alan Parson - remplace Waters et Scott Page, saxophoniste et flûtiste, rejoindra également le groupe pour cet album. "On the Turning Away" est une chanson sublime. La musique retranscrit l’espoir, tout comme les paroles coécrites avec Pat Léonard. Le solo de Gilmour est monstrueux. Sa black strat’ sonne du tonnerre.  Cet album donnera lieux à une tournée mondiale et un disque dénommé  "Delicate Sound of Thunder ".

The Division Bell sera le dernier album des Pink Floyd, et sort en 1994. Il est un prélude à la tournée gigantesque et mémorable P.U.L.S.E à partir de laquelle sera enregistré un album live éponyme. Dans cet ultime disque, la femme de Gilmour, Polly Samson coécrira sept titres sur onze.  Je retiendrais ici, "Marooned", chanson exclusivement instrumentale, calme, reposante, puissante : jouissance auditive. Laissez­­-vous bercer par cette douce mélodie et laissez-vous aller à un rêve merveilleux. De cet opus, je vous oblige (si vous ne l’avez pas déjà fait) à écouter la version que Dave Gilmour a faite de "High Hopes" lors de son concert solo à Gdansk, en Pologne. C’est Lech Walesa,  alors président de la République qui l’invita à donner ce show extraordinaire. Il jouera également "A great Day For Freedom" à l’occasion de la célébration des 20 ans de l’indépendance de la Pologne.

En plus de 20 ans de carrière, les Pink Floyd ont su s’imposer sur la scène musicale mondiale. Leurs textes dénonciateurs, satiriques et engagés font d’eux un groupe majeur de leur génération. Ils sont pour moi des maîtres dans l’expérimentation musicale et scénique (regardez les lumières durant leur mythique tournée P.U.L.S.E, ou encore la mise en scène de THE WALL). Pink Floyd donne des spectacles bien plus encore que des concerts. On en prend pleins les mirettes, pleins les oreilles. Ils nous invitent au voyage avec un style délicat, puissant, fort, empli d’émotions.  Oubliez vos malheurs, mettez vous du Pink Floyd, prenez un bon verre de vin et ne pensez plus à rien, laissez-vous transporter par la musique.

By Justine Dorin

Plutôt Col Roulé, ou plutôt Col V ? Stop découverte.

Publié: 20 mai 2013 par Greg Pinaud-Plazanet dans CRCV
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C’est en Février dernier que le groupe CRCV (Col Roulé Col V), originaire de Metz, a sorti un single deux titres: Bad Case/Paper Blues. Single assez pop, héritage du milieu des années 80 agrémenté d’un modernisme éléctro indéniable. Lorsque nous avons découvert ces deux titres, ils nous ont plu et nous avons donc voulu  leur poser quelques questions, histoire d’en savoir un peu plus sur ce duo fraternel pas vraiment débutant dans la musique.

Pour l’occasion c’est Max, l’un des deux frères qui se prête au jeu de l’interview, malheureusement très loin du cadre cosy d’un bon gros sofa en cuir avachi, planté dans le fond d’un garage servant de local de répétition, entouré de consoles, d’instruments etc. Oui je sais, pour vous faire rêver, ou du moins pour vous planter un décor attrayant et confortable, j’aurais pu vous la jouer comme cela. Mais, géographiquement parlant, nous n’étions pas du tout au même endroit, et même pire: chacun à un bout de la France. En revanche cet inconvénient conjoncturel a tout de suite été gommé par la sympathie de Max tout au long des échanges qui allaient donner ce que vous allez lire maintenant.

CRCV - Single

CRCV – Single

PdR: Tout d’abord, pour nos lecteurs, et étant donné qu’on n’a pas vraiment la possibilité de trouver beaucoup d’infos sur vous, on va commencer par vous présenter et pour cela je vous laisse la main car en gros à part savoir que vous êtes frères, lorrains, on ne sait pas d’où vous venez, musicalement parlant :

Max : "Nous sommes donc deux frères, Jimane au chant et moi à la composition. Nous étions membres du groupe pop/rock The Yupps de 2008 à 2012. Nous avons décidé de commencer notre propre projet électronique en Juillet 2012. Nous avions besoin de liberté, de pouvoir créer des morceaux de A à Z, de retrouver une fraîcheur, une envie de faire de la musique."

Pourtant votre ancien groupe n’avait que 4 ans d’existence, par rapport à d’autres groupes de la scène française, cela parait peu pour ressentir ce besoin de fraîcheur, non ?

"4 ans dans la musique et les études très prenantes à côté,  c’est long quand tu es jeune ! Rester en couple 4 ans,  c’est une éternité, c’est pareil quand tu es dans un groupe ! Mais c’est un tout, de la composition au fonctionnement du groupe, il y avait quelque chose de cassé, il fallait se remettre en question et faire ce qui nous plaît. C’est ce que nous avons fait, c’était un risque, mais il faut en prendre pour avancer, le temps file à toute vitesse !"

Je ne connaissais pas CRCV jusqu’à ce que je découvre vos morceaux sur Soundcloud. 4 morceaux dont une reprise culottée de « Mother » des Pink Floyd très loin du morceau d’origine

"La reprise de Pink Floyd a été faite à l’occasion d’une soirée dédiée à ce groupe. Nous ne connaissions pas bien leur musique, c’était l’occasion de relever un défi. Nous avons dû écouter beaucoup de chansons pour trouver les bonnes, mais nous devions ensuite les transformer, ce qui rendait la tâche doublement compliquée. Cela nous a permis de proposer notre vision de la musique."

Cela a du constituer une véritable rupture musicale par rapport à The Yupps qui était plutôt un combo batterie, basse, guitare, non ?

"Oui, pour la composition, il a fallu repartir de zéro. Composer à partir de logiciels et de claviers n’est pas du tout la même tâche que de répéter avec des instruments ordinaires comme une batterie ou une basse. J’ai dû apprendre également à mixer, car sur logiciel, s’il n’y a pas de mixage, le morceau ne sonne pas du tout. Peu importe la qualité des mélodies ou des structures. De même pour le chant, Jimane n’était pas chanteur, il n’avait jamais écrit de textes, il a fallu s’improviser et se lancer dans le bain."

Vos morceaux semblent très ancrés dans des 80’s que l’on pourrait qualifier de modernistes, de part l’orchestration électro. En vous écoutant nombre de références de cette époque reviennent en mémoire (pour ceux qui les auraient oublié). On pense immédiatement à Joy Division, à New Order, aux débuts de la scène électro mancunienne du temps de l’Hacienda, aux débuts de Depeche Mode aussi parfois

"Oui, au niveau du son nous écoutons les Cure depuis presque 10 ans, Joy Division depuis 7 ou 8 ans. Ce sont les groupes que nous avons le plus écouté durant ces dernières années. Nous en avons même collectionné les vinyles. Je pense que cette touche 80’s est venue naturellement, elle s’est amplifiée par les sons des synthétiseurs que nous avions pris comme base de nos compositions. Il se trouve que nous voulions faire ce genre de son déjà en 2007, et l’opportunité s’est présentée cette année. L’idée de faire des morceaux propres avec simplement un logiciel et un clavier est quand même la base de ce projet. Nous aimons profondément la pop. Le format pop est le meilleur. Nous aimons chanter des refrains, retenir des gimmicks, avoir une structure simple. Après que le morceau soit électronique, acoustique, électrique peu importe. Nous aimons autant Joy Division que Blink 182, Bob Dylan ou Daft Punk. Le fait qu’on utilise des synthétiseurs donne ce côté pop- electro qui correspond aux 80’s c’est vrai mais on ne se dit pas qu’on veut faire du Depeche Mode version 2013, ils le font d’ailleurs eux-mêmes… Nous faisons des chansons pop sur l’humeur du moment, avec des sons qui peuvent aller ensemble. Je pense qu’on essaie avant tout de faire des morceaux qu’on aime avant même de se demander si ça va sonner 80’s ou 70’s ou 2013. Nous sommes de la génération Internet, nous pouvons nous approprier des références, des styles, du son sans avoir vécu forcément à une période précise."

Comment se passe le processus artistique de composition lorsqu’on est deux et frères qui plus est ? L’un prend-il l’ascendant créatif sur l’autre, tout se fait-il en totale symbiose ou les rôles sont-ils partagés clairement ?

"Chacun a sa tâche. Je préfère la composition, Jimane assume son rôle de chanteur, il écrit donc les textes. Nous sommes partis sur ce principe dès le départ naturellement et nous continuons sur cette voie."

Vous avez quelques morceaux édités au format web, allez vous sortir un Ep ou attendez vous d’avoir plus de matériel pour vous attaquer directement à l’album ?

"Nous avons sorti 2 morceaux officiels. Un clip va bientôt être tourné pour l’un de ces  morceaux par le réalisateur Stéphane Benini. Ce ne sont pas les seuls que nous avons, nous venons de faire deux lives à Metz et à Paris où nous avons joué 8 chansons à chaque fois. Deux nouvelles chansons de ce répertoire vont voir le jour sur Internet assez rapidement."

Les temps sont difficiles pour les petits groupes en France, avez-vous des contacts avec des producteurs ? En gros, quels sont vos projets d’ici la fin de l’année ?

"Pour le moment nous souhaitons sortir des chansons régulièrement et tourner un premier clip. Ensuite nous verrons ce que ça peut nous apporter, nous n’avons pas de plan établi à l’avance. Nous sommes à l’époque du buzz. Pour exister à grande échelle, c’est presque vital mais presque impossible à prévoir. Le plus important pour nous à l’heure actuelle c’est de se faire plaisir et nous verrons bien ce que cela donnera !"

Propos recueillis par Greg Pinaud-Plazanet

Retrouvez leur clip "Bad Case" tout frais, tout beau sur les liens suivants au choix:

 http://youtu.be/5ekLr0vChlM ou https://vimeo.com/64966162

By Greg Pinaud-Plazanet

Kavinsky, à fond la caisse !

Publié: 13 mai 2013 par Antoine Lacot dans Kavinsky
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1986. C’est l’histoire d’un mec. D’une voiture. Un véritable bolide. Une Testarossa, qui déboule à fond. L’un et l’autre ne font qu’un. Ils sont liés. Puis soudain un crash, un accident.

2006. Le gars revient, sous la forme d’un zombie. Il a les yeux rouges et je dois avouer qu’il n’a pas l’air spécialement sympa. Mais bon, jusque-là, tout est normal. Il va passer voir  sa copine, pour lui dire qu’il a changé. Qu’il va se mettre à la musique électro.

Bon ok, je l’admets, c’est un peu bizarre tout ça. Vous pensiez que j’allais parler de Kavinsky ? Pourtant, c’est bien son histoire que je viens de vous raconter.

Quand tu commences à écouter l’album, sorti le 22 février dernier, tu te demandes sérieusement où est ce que tu vas atterrir. D’où sort cet album ? Alors bon, j’émettais quelques réserves, mais je me suis malgré tout dit qu’il fallait que je tente l’expérience. On va voir si je vais tenir jusqu’au bout.

"Prélude": Ça commence plutôt bien, on va dire calmement, si on compare au reste de l’album. La voix nous raconte rapidement la vie de Kavinsky, comme je l’ai énoncé précédemment. On comprend tout de suite l’ambiance dans laquelle l’artiste va nous entraîner. "Blizzard" arrive en trombe. Même décor, c’est dingue, on se croirait dans un jeu vidéo. La mélodie s’éclate, se déchaîne. C’est épique, je crois que je vais me laisser tenter par le titre suivant, "Protovision". Cela va devenir un de mes coups de cœur de l’album. J’aimerais presque acheter une voiture pour avoir le plaisir de l’écouter à fond dedans.

Kavinsky

"Odd Look" et "Rampage" sont également très agréables à écouter, surtout pour cette dernière qui me transporte dans un univers électro-polar, unique en son genre. J’ai la vague impression qu’on me suit, qu’on m’espionne. Bon, je vais passer à la musique suivante dans ce cas. Arrive alors "Suburbia", mélange sympathique de hip hop et d’électro: Deuxième coup de cœur de l’album. Le refrain particulièrement accrocheur me reste dans la tête, encore et encore. « I come to life in my fast fast car… » Je crois que je recommence à avoir foi en l’électro, est-ce possible ?

Pas le temps de s’arrêter, j’enchaîne sur la suite, "Testarossa Autodrive". En effet, comme son nom l’indique, je crois que cette voiture roule toute seule et n’a besoin de personne pour avancer. Autour de moi, c’est la nuit, et pourtant tout est coloré, je vais à une vitesse folle mais je sais que je ne rate rien du spectacle. Tiens, une musique familière. Mais oui, c’est"Nightcall", qu’on a pu entendre dans l’excellent Drive de Nicolas Winding Refn. J’ai dû l’entendre un millier de fois mais ce n’est pas grave, à chaque fois que je la réécoute, c’est toujours la même magie qui s’anime en moi. Lovefoxx a une voix incroyable, je la connaissais de son groupe CSS mais elle m’épate une fois de plus.

Replongeons-nous une fois de plus dans l’inconnu. "Deadcruiser" et "Grand Canyon" sont une fois de plus brillantes. Je sens que je rentre dans une ville pleine de lumières, éveillée comme jamais, qui n’attend plus que moi. "First Blood" est tout simplement incroyable avec ses riffs de guitare au milieu, avec la voix de Tyson qui m’élance dans le noir.

"Roadgame" est l’avant dernier titre de l’album, mince, j’arrive presque à la fin, pourtant c’est loin d’être fini. Dernier coup de cœur avec ce titre incroyablement énergique, intense et puissant. Comment ça, il ne reste qu’"Endless" ? Mon voyage a été beaucoup plus rapide que je ne le pensais. Ça se termine comme ça, avec une note plus calme qui me donne qu’une seule envie, c’est de recommencer depuis le début.

Impossible à réellement décrire, cet album s’ajoute à la lignée des valeurs sûres des DJ français sur qui on peut compter pour nous fournir de l’électro de bonne qualité, ce qui devient rare de nos jours. Toi aussi, t’aimerais monter dans sa Testarossa ? Cours gamin, la voiture vient de partir, tu réussiras peut être à la rattraper… Ou pas.

OutRun, sorti depuis le 22 février 2013.

http://kavinsky.bandcamp.com/

By Juliette Goux

Anika EP: « Le rock expérimental et post-punk vu par Anika »

Publié: 13 mai 2013 par Antoine Lacot dans Anika
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Anika est une ancienne journaliste politique Germano-Britannique. En 2010, elle rencontre Geoff Barrow (producteur de Portishead, Beaks et de Primary Colors second album de The Horrors), arrête sa carrière pour se lancer dans l’enregistrement de son premier album intitulé simplement Anika, qu’elle réalise en moins de 2 semaines.
Anika annonce Anika EP en sortie ce mois-ci et disponible depuis quelques semaines sur Stones Throw Records. Un son très post-punk/rock expérimental qui rappelle la musique New-Yorkaise de la fin 70’s début 80’s.

Anika

Anika

Un Ep très influencé par les années avec quelques reprises tel que "I Go To Sleep" des Kinks ou encore "The End Of The World" de Skeeter Davies. Comparable à Portishead dans les effets incrustés, cependant une voix beaucoup plus punk et une basse, omniprésente, qui rythme à merveille ce petit bijoux.

http://www.youtube.com/watch?v=CXstxFoayxI
Clip Yang Yang

By Sacha Lebas

Vous savez qu’un groupe est bon quand il peut vous mettre le feu à partir de rien. Une voix rappeuse, une guitare influencée blues, et une beatbox parfaitement exécutée. Voilà tout ce dont le duo Heymoonshaker (lire notre précédent article http://lepeupledurock.wordpress.com/2013/03/13/heymoonshaker-lincroyable-melange-du-beatbox-et-du-blues/ ) a besoin pour nous faire passer un bon, un très bon moment.

Je me suis donc rendue pour la première fois au Festival Chorus, organisé par le Conseil Général des Hauts de Seine. Ce soir, le groupe jouera sous un tout petit chapiteau sur le parvis de La Défense où pas mal de personnes sont présentes pour l’événement. Le concert commencera avec un léger retard de 15 minutes, qui se fera vite oublier.

Andy Balcon ouvre seul le concert à la guitare et au chant, en attendant que son coéquipier Dave Crowe ne le rejoigne à son tour. Le duo est réuni. Une bise, des applaudissements, et le concert démarre au quart de tour. Un premier morceau et le public est déjà conquis. De nombreux curieux s’arrêtent d’ailleurs sur leur chemin pour apprécier ce moment.

Le duo est accueillant, drôle, sympathique. Andy tentera même quelques mots en français. Dave ne cesse de convier le public à se rapprocher de la scène, à danser, à s’amuser. « You know why we’re here ? We’re here to make you feel good, or at least better » (« Vous savez pourquoi on est là ? On est là pour que vous vous sentiez bien, ou au moins que vous vous sentiez mieux » ndtr) dit-il, nous rappelant finalement pourquoi la musique existe au départ : passer un bon moment.

Heymoonshaker

Heymoonshaker

Les morceaux s’enchaînent et ne se ressemblent pas, parfois entrecoupés par d’impressionnantes impros de Dave en beatbox. D’autres sont plus axés blues, et malgré l’énorme différence entre les deux genres, la communion entre les deux musiciens est incroyable. Yeux dans les yeux, le duo aime jouer, et encore plus en voyant que le public parisien est définitivement pris dans le show.

Le concert s’achèvera finalement après 45 minutes de pur plaisir, avec un dernier morceau : « We decided to take blues… And dubstep. And we created a new kind of music called – wait for it – dubstep-blues ! » (« Nous avons décider de prendre le blues… Et le dubstep. Et nous avons créé un nouveau genre musical qui s’appelle – attention – le dubstep-blues ! » ndtr). Inhabituel mais réussi.

Le groupe donnera même généreusement un CD à une personne du public, avant d’en mettre d’autres en vente pour 10€. Un disque que je conseille d’ailleurs autant que leurs concerts, si vous voulez agréablement bousculer vos habitudes musicales.

Retrouvez Heymoonshaker en concert au Divan du Monde le 29 mai 2013.

By Kelly Le Guen

She & Him, c’est avant tout un duo rassemblant deux voix très différentes, et pourtant complémentaires. « She » n’est qu’autre que la très talentueuse Zooey Deschannel, comédienne que l’on a pu voir sur grand écran dans des films tels que ‘‘Yes Man’’aux côtés de Jim Carrey ou encore dans ‘‘(500)  Days of summer’’, dans lequel elle donne la réplique à Jospeh Gordon-Levitt. Egalement présente dans des séries telles que ‘‘Weeds’’, où elle a fait une brève apparition, ou plus récemment dans ‘‘New Girl’’, où elle a le rôle principal.

Quant à « Him », il s’agit de Matthew Stephen Ward, auteur compositeur américain de musique pop, et qui signe ses œuvres du nom de « M. Ward ». She & Him, est donc le mélange de ces deux voix.

She & Him

She & Him

L’une est féminine, à la fois tonique et espiègle. L’autre est masculine, à la fois douce et reposante. Leur premier album, ‘‘Volume One’’, a vu le jour en 2008 et contient 13 titres, dont quelques reprises notamment des compositions signées Lennon/McCartney : « I should have known better »  ou d’autres telle que « You really got a hold on me », originalement chantée et jouée par les Beatles dans leur album ‘‘With the Beatles’’, ainsi qu’une chanson de négro spiritual : « Sing Low, sweet chariot ». Suite à cet album, nous pouvons définitivement dire que les quatre garçons dans le vent font partie de ces groupes les ayants inspirés. (D’ un autre côté, quel groupe pop-rock ne serait pas, ne serait-ce qu’un tout petit peu, inspiré par les Beatles ?).

Leur second album appelé, vous l’avez deviné, ‘‘Volume Two’’, sort deux ans plus tard, en 2010, et connaîtra un plus grand succès. ‘‘Volume Two’’contient également 13 titres qui, cette fois-ci, sont intégralement des compostions du groupe. On retient trois singles : « In the Sun » sorti en février 2010, « Thieves » sorti en juin de la même année, et enfin « Lingering Still », dernier single de l’année 2010, sorti en décembre. Nous retrouvons dans ce second album les sonorités indie pop que nous avions dans le premier, mais je trouve que les mélodies sont plus entraînantes et la voix de Zooey est plus tonique ici. Mais ce n’est que mon avis… A la fin de l’année suivante, sort ‘‘A very She & Him christmas’’, ne contenant cette fois que 12 titres. Il s’agit d’un album de reprises de grands classiques de Noël tels que « Baby it’s cold outside », œuvre de Frank Loesser, « Christmas day » ou encore « Have yourself a merry little christmas », chanson révélée dans la comédie musicale ‘‘Le Chant du Missouri’’, sorti en 1944. Un album qui pourra être réécouter chaque année à la période des fêtes de fin d’année.

Et comme le dit le proverbe : «  Jamais deux sans trois », c’est donc avec joie que le 7 mai 2013, nous accueillerions à bras ouverts leur prochain album, ‘‘Volume Three’’qui, nous le savons déjà, sera composé de 14 titres dont 3 reprises.

By Manon Delestre

#1 – 6 avril 1979 :

6 avril 1979, j’aurai pu vous parler du lancement du label The Rolling Stones Records, de l’enregistrement de "California Girls" des Beach Boys, de la sortie de Call me de Blondie, ect ect… Mais non, direction les Ontario (USA) au festival California Jam. Cette année là EaglesBlack Sabbath, Emerson, Lake & Palmer, Deep Purple… se partageaient l’affiche. A l’époque c’était le record pour la plus grande assistance payante et l’une des plus grosse recette brute de l’histoire du rock. C’est alors que devant 250 000 personnes Deep Purple entre en scène.

California jam Festival

California jam Festival

Richtie Blackmore, le célèbre guitariste du groupe, explose une caméra de la ABC avec sa guitare et comme il en avait en stock, il en jeta deux dans la foule, accompagné de divers objets. Et comme ce n’était pas suffisant, un incident pyrotechnique manque ensuite de mettre le feu à la scène, et, pour couronner le tout, le groupe doit quitter les lieux en hélicoptère pour éviter de se faire arrêter par les forces de l’ordre. Un grand moment de l’histoire du rock que vous pouvez revivre dans votre canapé, devant le DVD de Deep Purple Live in California 74 sortie en 2005.

DVD Deep Purple

DVD Deep Purple

By Alexandre Cerisier